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Maurice se joint au projet EASSy

  • 22 Nov 2006
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Maurice adhère au projet East Africa Submarine Cable System (EASSy). Un accord à cet effet a été signé le lundi 20 novembre 2006 par le ministre de la Technologie informatique et des Télécommunications, Etienne Sinatambou, en présence du représentant de l’Union Africaine et conseiller auprès de la commission E-Africa du Nepad, le Dr. Edmund Katiti.

L’EASSy est une initiative du Nepad qui a pour but de connecter une vingtaine de pays côtiers et d’États sans littoral de l’est et du sud de l’Afrique au reste du monde grâce à un réseau de câbles à fibre optique sous-marins à large bande et de relais terrestres.

Maurice devient ainsi le 10e signataire de l’accord après l’Afrique du Sud, Madagascar, Botswana, entre autres. Cet accord qui couvre les aspects politiques, légaux et de régulation, vise à faciliter l’engagement des parties prenantes dans la mise en place et l’opération du cable EASSy.
Rs 66 millions pour devenir actionnaire

La connexion avec ce second câble, après celui du SAFE, permettra au pays d’avoir une plus large bande passante et également une alternative en cas de panne. Les entreprises mauriciennes sont appelées à contribuer à la hauteur de Rs 66 millions pour devenir actionnaire du projet.

Le coût du projet est estimé à $ 3 milliards. L’assistance technique est fournie notamment par le ministère britannique du Développement international (DFID) et l’Union européenne.

Selon le calendrier des travaux, la pose du câble de fibre optique commencera en 2007. A terme l’objectif global du projet consiste à réduire la dépendance de cette région d’Afrique vis à vis des satellites pour les communications internationales et de réduire les coûts d’accès du haut débit.
Effect catalyseur en Afrique

Ce réseau sous-marin régional sera relié à SAT-3/WASC/SAFE. Il est retenu comme l´un des projets prioritaires du Nepad et reliera l´Afrique du Sud au Soudan en passant en particulier par le Mozambique, Madagascar, la Tanzanie, le Kenya ou encore la Somalie.

C’est à l’issue de discussions et de négociations que la commission e-Afrique du NEPAD que des États, des opérateurs de télécommunications et des institutions de financement du développement se sont mis d’accord sur la structure de ce projet de réseau de câbles sous-marins et sur la répartition des rôles entre les différents groupes de parties prenantes.

Le projet envisagé peut nettement améliorer la situation des communications en Afrique et avoir un effet catalyseur sur le développement du secteur privé, la croissance économique et, en fin de compte, sur les possibilités offertes aux populations pauvres.

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