Décidément, la situation ne s’améliore guère dans nos réservoirs. Au contraire, elle continue à se détériorer malgré les averses que le pays a enregistrées ces derniers jours. Le plus grand réservoir est dans une situation critique.Décidément, la situation ne s’améliore guère dans nos réservoirs. Au contraire, elle continue à se détériorer malgré les averses que le pays a enregistrées ces derniers jours. Le plus grand réservoir est dans une situation critique.
A jeudi, il affichait un taux de remplissage de seulement 26,9 % avec 6,96 millions de m3 d’eau, alors qu’en temps normal il devait afficher 59,8 % avec 15,48 millions de m3. De ce fait les autorités n’ont d’autre choix que de revoir les Water Rights. Un consultant vient d’être recruté par le gouvernement et il est en train d’y travailler. Le pays compte 360 détenteurs de water rights au pays mais “a water right is a right to use water, not to own water”, soutient-on dans les coulisses. Toutes les eaux du pays sont propriété publique.
Des milliards pour une meilleure gestion de l’eau
La législation concernant les water rights date de 1863. Vu que maintenant la Central Water Authority (CWA), est en train d’avoir des difficultés pour avoir des données auprès de ceux qui détiennent un water right et en l’absence de données à l’organisme, la semaine prochaine des règlements seront apportés à la Central Water Authority Act afin que tous ceux qui détiennent un water right fournisse tous les renseignements afin de faire un recensement complet. En ce qui concerne le côté légal, qui est très complexe, cela va nécessiter d’importantes décisions.
Le gouvernement fait de son mieux pour améliorer la fourniture d’eau et pour cela, il faut investir plusieurs milliards, a souligné pour Le Matinal l’adjoint au Premier ministre et ministre des Services publics Rashid Beebeejaun.
“Durant les cinq dernières années, le gouvernement a investi Rs 1,3 milliard afin d’améliorer la fourniture d’eau. L’année prochaine, les tarifs d’eau connaîtront une hausse mais cela n’affectera pas quelque 97 000 familles. Les tuyaux qu’il y a dans le système sont vieux de 100 ans. Ils sont totalement dépassés. Le système de gestion est dépassé. On doit utiliser de nouvelles technologies. C’est pour cette raison que les Singapouriens sont en train de revoir notre réseau d’approvisionnement en eau”, a dit le ministre.
Il a ajouté que le non revenue water pour Singapour est de 5 %, pour le pays il s’élève à 50 % alors que la norme internationale s’établit à 20 %. “Nous n’avons pas l’interconnexion entre les différents réservoirs et on doit revoir cela. On est en train de revoir les water rights. On a donné de l’eau à ceux qui avaient besoin et maintenant quand le pays a besoin de l’eau, il faut nous les donner”, a dit Rashid Beebeejaun.
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