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Deux enfants périssent dans un violent incendie

  • 25 Oct 2011
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La police soupçonne un possible cas de “foul play” dans un terrible incendie survenu dans le village de Grande-Sable, lundi matin, au cours duquel deux enfants de deux ans ont trouvé la mort. Benito Colas et son demi-frère, Thierry Fabrice Colas, se sont réfugiés sous le lit mais ils ont été carbonisés.

Toutefois, les enquêteurs ont relevé plusieurs zones d’ombre dont l’explosion d’une bonbonne de gaz au cours du sinistre, alors que Jacques Laval Colas, le père des petits, a soutenu à la police qu’il n’y avait pas de gaz chez lui ! En sus, les Scene of Crime Officers (SOCO) ne sont pas en mesure, pour le moment, de déterminer l’origine exacte de l’incendie.

La police estime que les versions de plusieurs témoins ne corroborent pas. Elle compte interroger une nouvelle fois le chef de famille.

Le rapport d’autopsie rédigé par le Chief Police Medical Officer (CPMO), le Dr Sudesh Kumar Gungadin, a attribué les deux décès à des “extensive burns”.

Dans sa version des faits consignée à la police, Jacques Laval Colas, le père des victimes, a indiqué qu’au moment du drame, il était sorti pour rencontrer un client qui lui devait de l’argent après qu’il lui a vendu deux kilos de poisson qu’il avait pêchés la nuit. C’est en rentrant chez lui qu’il a remarqué que sa maison était en flammes et il n’a rien pu faire pour sauver ses deux malheureux enfants. Ce sont ses proches qui l’ont empêché de s’approcher de la maison en flammes.

Un court-circuit, selon lui, serait à l’origine de cet incendie. Ce sont des étincelles émanant d’un tube fluorescent mal fixé qui auraient déclenché le feu en se propageant sur le matelas de ses enfants. Mais les ingénieurs du Central Electricity Board (CEB) n’ont trouvé rien d’anormal sur la scène du sinistre en ce qui concerne le réseau et l’alimentation électrique dans la maison.

Daniella Prosper, la mère des enfants, se trouve à l’unité des grands brûlés de l’hôpital Candos. Sa main gauche a été grièvement atteinte alors qu’elle tentait d’entrer à l’intérieur de la maison pour sauver ses enfants. Pour le moment, elle n’a pas encore fait de déclaration officielle à la police. Selon nos informations, elle lavait des vêtements à l’extérieur quand son fils aîné est sorti en hurlant “difé, difé...”.

Thierry Fabrice Colas est mort carbonisé.Malgré que son bras gauche soit plâtré à la suite d’une blessure, elle s’est quand même ruée à l’intérieur pour faire sortir ses quatre autres enfants, mais Benito et Fabrice, qui dormaient profondément, manquaient à l’appel. D’après une source, ces derniers se sont cachés sous le lit en attendant des secours qui ne viendront pas. D’ailleurs, leurs cadavres carbonisés ont été extraits sous ce meuble.

Même si elle a subi des brûlures à son bras droit, Daniella a voulu entrer dans la chambre des enfants, mais l’une des voisines qui l’aidait l’en a empêché. Cette dernière, Himtee Ramloll, a indiqué au Matinal : “Monn trouv enn gro boul noir in leve et mo inn galoupe. Daniella ti pe anvi rant dan lakaz, me ti tro danzere et monn ampess li et monn bizin tenir ban propo dir avek sa 5 zanfan ki ti pe ousi anvi rant dan lakaz la pou sov zot frer”. Finalement, c’est en larmes que Daniella a accouru auprès de ses voisins pour leur demander de l’aide.

En attendant l’arrivée des pompiers, le voisinage a tenté de circonscrire l’incendie, avec des seaux d’eau, mais ils ne faisaient pas le poids face aux flammes féroces. Entre-temps, le lieu est devenu dangereux avec des appareils électroménagers qui voltigeaient ici et là. Ce sont les pompiers qui sont parvenus à maîtriser le sinistre plus d’une demi-heure après.

Puis, les éléments du Scene of Crime Office (SOCO) ont pris le relais en inspectant le lieu dévasté et effectuant des prélèvements d’indices qui ont été envoyés au Forensic Science Laboratory (FSL) de Réduit pour analyses. Les dégâts matériels demeurent pour le moment inconnus, mais sur le plan humain, le bilan est tragique avec les deux petits enfants qui ont péri dans le feu.

Environ neuf personnes partageaient cette maison avec des structures en bois et tôle et en partie en béton. Vu qu’ils sont sujets à des problèmes financiers, Jacques Laval Colas, son épouse, leurs cinq enfants et le frère de Jacques vivaient dans deux pièces. Le frère était au travail au moment du drame. L’enquête est menée par le DI Goolaup sous la supervision du surintendant Devanand Reekoye.

Source: Le Matinal

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