
“Un peuple ne peut confier la destinée de son pays entre les mains des politiciens en qui la confiance a été ébranlée”. C’est ce qu’a déclaré, dimanche, à Bon Accueil le Premier ministre Navin Ramgoolam, lors de l’inauguration d’un centre polyvalent dans le cadre des festivités marquant la fête de Divali.
Il y a des gens, dit-il, qui travaillent dans “le noir et derrière votre dos pour assouvir leurs intérêts mais pas ceux du pays,” dit-il. La population doit se servir de son esprit et se souvenir que l’indépendance du pays a été obtenue après de longues luttes.
A Belle-Mare lors d’une cérémonie de pose de la première pierre d’un centre de formation, le PM a déclaré “qu’on ne fait pas de la politique pour le pouvoir”. Après avoir parlé de sa volonté de servir le peuple et des sacrifices qu’un dirigeant doit consentir, Navin Ramgoolam a déclaré : “Kan mo gueté ki quantité pé rode prend mo siège. Mo dire essayer !”
“On ne fait pas de la politique pour le pouvoir”
“On ne fait pas de la politique active pour obtenir le pouvoir mais pour rendre service au peuple.” C’est ce qu’a déclaré le Premier ministre Navin Ramgoolam, dimanche, à Belle-Mare lors d’une cérémonie de pose de la première pierre d’un centre de formation de la Mauritius Arya Ravi Ved Pracharini Sabha.Se référant à ce projet de centre de formation, le chef du gouvernement dira que Mauritius Arya Ravi Ved Pracharini Sabha avait obtenu un lopin de terre pour construire ce centre. En 2003, le gouvernement d’alors a repris le lopin de terre en raison d’un problème avec le paiement du bail. “Kan moi mo finn vini, mo finn intervenir pour fer zot regagne sa la terre là”, a déclaré le Premier ministre sous les applaudissements de l’assistance. Parfois, il faut ressortir pourquoi cela est arrivé car la fête de Divali symbolise la fête de la lumière. De nos jours, il existe une mentalité… un manque de solidarité qui se développe. Dans des réunions politiques, certains disent pourquoi ils n’ont pas eu le même traitement que d’autres.
“Nous sommes en train de vivre dans un monde où les repères se perdent. Je félicite le pandit Sungkur pour ce centre de formation. Je le dis à chaque fois que l’occasion m’est donné que lorsque vous faites quelque chose dans la vie vous ne devriez pas toujours en faire une question d’affaire personnelle. Il faut toujours que la notion de servir le peuple prime. Pareillement en politique. On ne fait pas de la politique pour servir soi-même”, a dit Navin Ramgoolam.
Il dira aussi que lorsqu’il s’était rendu en Inde, il avait rencontré des personnalités importantes qui ont affirmé que c’est un grand privilège d’avoir eu contact avec lui. La raison : ma famille compte un long palmarès en termes de services publics.
“En 1975, j’avais l’intention d’aller exercer au Canada. Mon père n’était pas d’accord. Il a toujours emprunté le droit chemin. Mais pas comme certains. Simin travers pu al cogner sa. Manze pistache guète cinéma. Mo mama finn téléphone moi mo finn retourné. Ti pu éna élection en 1976”.
Son père feu sir Seewoosagur Ramgoolam l’a alors convaincu de rester à Maurice pour défendre le petit peuple. “En 1983, ki fer li pas repose candidat mais li donne coup de main Premier ministre d’alors, sir Anerood Jugnauth. Mo pas peur pu dire ou. Mo ti dire li, li per fer erreur. Li dire moi dans la vie kan ou bizin sacrifié bizin sacrifié”, a déclaré Navin Ramgoolam. Il avait décidé de soigner des gens. Il a dit d’autre part, qu’en politique ce n’est pas le pouvoir qui compte. Mais le principe. “Kan mo gueté ki quantité pé rode prend mo siège. Mo dire essayer”, a-t-il dit.
Parlant de la fête de Divali, le Premier ministre a dit à ceux présents qu’il ne faut pas oublier le rôle qu’a joué “Rawan”. Comment, il s’était déguisé. La vie c’est un combat perpétuel. Il ne faut pas être égoïste envers les autres. Le pandit Sungur a aussi pris la parole à cette occasion. Les députés du MSM, Maya Hanoomanjee et Leela Devi Dookhun Luchmun, étaient aussi présents à cette occasion.
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a déclaré : “Zot bizin conné les forces du mal et du bien. Nu bizin solidaire.”
Le PM a ajouté que la population doit faire la distinction entre le bien et le mal car même Jésus Christ avait été trahi par un de ces disciples. Il ne savait pas au fait qu´il y avait parmi eux un Judas. Il a souligné qu´il terminera son mandat de quatre ans et il retournera au pouvoir à nouveau. “Mo content la guerre moi !” Alors que le monde est en train de passer par une crise économique sans précédent et que dans certains pays on supprime des emplois et révise à la baisse les salaires des fonctionnaires, Maurice connaîtra cette année une croissance économique d´un peu plus de 4 %. Même la Banque mondiale vante la performance économique du pays. C´est pourquoi, ce n´est pas le moment de créer de l´instabilité dans le pays.
“Je le dis parce que c´est l’ignorance des choses qui amène les gens à commettre des erreurs. Ce n´est pas le moment d´écouter des palabres”, a-t-il dit. La fête de Divali symbolise la victoire du bien sur le mal. C´est le moment d´avoir une réflexion sur ceux qui sont en train de travailler “pou ou ou pou li même”. Il a fait remarquer qu´on ne vit pas éternellement sur cette terre et lorsqu´on quitte ce bas monde un jour on quitte toute sa fortune sur terre. “La plus grande fortune que vous pouvez avoir, c´est ce vous avez offert aux gens. Tout ce que vous semez, vous récolterez plus tard. C´est ça qu´on appelle le karma”, a indiqué le Premier ministre.
A Triolet, à l´occasion d´un Divali Nite organisé par le conseil de village de la localité, le PM a appelé à l´unité nationale. “Guette la foret, au lieu guette l´arbre”. Il faut que l´intérêt du pays passe avant tout. Il a souligné qu´il serait le premier à éprouver du chagrin pour la population si un jour il n’est pas là pour travailler en faveur de la population. Mais, dit-il, ce moment ne viendra pas de sitôt car il est un fonceur. “Ferail vinn lacié. Ce que je veux dire, je n´ai pas choisi la voie facile”, a-t-il dit. Il a affirmé qu´il a délaissé le métier de médecin au Canada pour venir défendre l´intérêt du peuple, car il se souvient que son père SSR lui avait fait remarquer qu´un médecin de Curepipe n´avait pas osé ausculter une vieille dame de Belle-Rive car il l´avait considérée comme inférieure en termes de niveau de vie. La dame est morte par la suite car elle n’a eu droit qu’à une prescription médicale. Il a alors décidé de délaisser tout le luxe, belle voiture, salaires alléchants qu´un médecin pouvait avoir au Canada, pour venir exercer à Maurice à l´hôpital Jeetoo.
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