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Microsoft lance Maurice dans le Cloud

  • 21 Oct 2011
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Le Cloud Computing devrait renforcer davantage la contribution du secteur des TIC à l’économie mauricienne et le rendre plus attractif aux investisseurs étrangers qui envisagent d’utiliser le pays comme une plateforme géopolitique stable pour déployer leurs opérations sur le continent africain. C’est un scénario parmi de multiples exemples élaborés par Michel Cordani, responsable aujourd’hui du développement et de la promotion du Cloud Computing de Microsoft pour l’ensemble du continent africain.

« Le Cloud Computing constitue un atout certain pour les entreprises du secteur du BPO et de l’Offshore, par exemple, car les investisseurs n’auront plus besoin de recourir aux modèles classiques qui leur imposaient des contraintes de temps et de budget à leur installation. Dans le nouveau cas de figure, il ne leur sera plus nécessaire d’attendre l’achat et l’installation de l’infrastructure et de logiciels qui imposent autant de délais à la commercialisation des services et qui ont un impact sur le coût initial de l’installation ainsi que sur le retour sur les investissements », explique Michel Cordani. Les entreprises ayant recours au Cloud pourront donc puiser directement des ressources des hébergeurs et payer uniquement le coût correspondant à l’usage de ces ressources. Du coup, même les PME peuvent y trouver les solutions utilisées par les grandes corporations puisque les formules d’abonnement aux services, ainsi que le fait de ne pas avoir à recourir à des compétences informatiques, rendent les coûts plus abordables.

Un concept révolutionnaire

Le Cloud Computing se résume en la mise à disposition de services informatiques performants et sécurisés, à la demande, et à un coût très inférieur à celui encouru par les entreprises aujourd’hui. Le principe du Cloud Computing comprend l’hébergement des applications ou des données dans des serveurs extérieurs gérés par un tiers.

« Très concrètement, avec le Cloud, vous avez la possibilité d’utiliser la puissance d’un millier de serveurs pour une heure, par exemple ! Imaginez aussi que vous ayez besoin d’applications ou de programmes puissants ; vous devez normalement les acheter et les installer. Avec le Cloud, vous disposez d’une alternative : vous pouvez faire le choix de ne rien installer, de ne pas avoir de frais de maintenance et de payer que ce que vous consommez », explique Michel Cordani. Microsoft considère, en effet, que les services du Cloud doivent être consommables n’importe où et à partir de n’importe quel terminal, qu’il s’agisse de votre PC, votre ordinateur portable ou votre smartphone.

Des entreprises de différentes tailles, ainsi que des individus, utilisent le Cloud de trois manières significatives aujourd’hui :

1. En procédant à la migration des données, des applications, des plateformes ou des services vers le Cloud.

a. La démarche facilite l’accès à l’innovation et les utilisateurs se retrouvent avec les nouvelles versions de logiciels que les hébergeurs mettent à disposition.

2. En utilisant le Cloud comme une ressource additionnelle de traitement ou de stockage informatique selon les besoins.

a. Idéal, par exemple, pour la gestion de pics d’activités où il est notamment possible de faire provision pour des services ou des applications supplémentaires.

b. L’usage de services additionnels ne nécessitant pas d’investissements supplémentaires dans l’infrastructure ou dans les logiciels, l’entreprise ou l’usager peut réaliser des économies substantielles.

c. Une gestion plus rationnelle des ressources humaines. Les services Cloud étant fortement automatisés et flexibles, la gestion des pics d’activités ne requiert pas le support d’un effectif supplémentaire – qui serait, en outre, sous-utilisé en temps normal.

3. En partageant ou en hébergeant ses données et applications.

a. L’accès aux informations et aux données importantes à partir de supports variés permet une plus grande mobilité et le travail collaboratif.

b. Le travail collaboratif entre collègues, partenaires et clients s’en trouve amélioré.

Michel Cordani fait remarquer que le Cloud computing fait l’objet d’une considération accrue ces derniers temps. En effet, l’adoption s’accélère suite aux investissements massifs des principaux acteurs, ainsi que grâce à la maturité des technologies logicielles, matérielles et aux capacités d’internet. Mais, souligne-t-il, cela fait une quinzaine d’années que Microsoft opère des services Cloud. C’est le cas notamment de Microsoft Windows Live (messagerie Hotmail, disque dur virtuel Skydrive, contrôle parental, …) ainsi que du service Microsoft Windows Update, auxquels des millions d’utilisateurs et d’entreprises accèdent sans se préoccuper de l’endroit où se situent les serveurs qui gèrent ces données.

La migration vers le Cloud

Une réflexion stratégique globale préalable sur le système d’information et les besoins de l’entreprise est nécessaire pour bien réussir sa migration vers le Cloud. De nombreux aspects entrent en jeu : l’existant informatique, les opportunités offertes par le Cloud allant jusqu’à de nouveaux modèles de business, le redéploiement et la montée en compétence des ingénieurs, les normes de sécurité, la confidentialité des données, la gestion des risques, le contrat de services avec le fournisseur, etc. A ce niveau de transformation, c’est l’ensemble du conseil de direction qui est concerné.

La migration vers le Cloud n’est donc pas seulement l’affaire des responsables informatiques de l’entreprise, même si ceux-ci ont bien entendu un rôle clé dans le processus. « Il y a des questions qui relèvent de la gouvernance de l’entreprise. Il faut savoir, par exemple, que la migration vers le Cloud aura une incidence sur le bilan comptable de l’entreprise ; une incidence positive certes, mais qu’il convient d’anticiper et de pouvoir expliquer aux actionnaires », déclare Thierry Coret, directeur marketing de Microsoft Océan Indien. Il explique notamment que les coûts liés à l’achat du matériel informatique sont normalement comptabilisés comme des dépenses en capital (CAPEX – Capital Expenditure), faisant l’objet d’une dépréciation. A l’opposé, les dépenses encourues avec une migration vers le Cloud sont comptabilisés à l’ordre des dépenses opérationnelles (OPEX – Operational Expenditure).

« Le modèle historique de Microsoft est un modèle indirect et nous souhaitons continuer à servir nos clients avec le concours de tous nos partenaires, distributeurs, intégrateurs, développeurs d’application, hébergeurs. Nous encourageons nos partenaires à monter en compétences rapidement sur les technologies Cloud. Dans le monde Microsoft, l’accent est mis sur le concept de « Dynamic datacenter », qui permet de mettre en œuvre un Cloud privé ou un Cloud hybride. Il s’agit des technologies de virtualisation avec Windows Server Hyper-V, mais il n’y a pas de véritable Cloud dans le datacenter sans mise en œuvre maîtrisée des outils de management des infrastructures tels que System Center », résume Thierry Coret.

D’après Gartner, d’ici fin 2012, 80% des 1 000 premières entreprises mondiales utiliseront des services Cloud et 20% s’appuieront entièrement sur eux. « Il s’agit d’une transformation fondamentale de l’industrie informatique, qui va s’étaler sur une longue période. Les enjeux et les opportunités sont très intéressants pour tous nos clients et partenaires », souligne Michel Cordani.


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