Le gouvernement a décidé de reconsidérer le projet métro-léger pour le corridor Curepipe-Port-Louis. C’est ce qu’a déclaré au Parlement, mardi, le ministre des Infrastructures publiques et du transport intérieur Anil Bachoo, lors des débats consacrés au discours-programme 2010-2015. Pour ce faire, le gouvernement examine actuellement les implications de ce projet qui nécessite des investissements colossaux.
“C’est le retour sur l’investissement que nous sommes en train d’étudier. Nous examinons également le coût du ticket”, a dit le ministre. Il a expliqué que le gouvernement a décidé de reconsidérer le projet car toute politique est sujette à des changements. Le but est de décongestionner la circulation routière.
De nos sujets, a ajouté le ministre, la congestion routière est pratiquement partout dans le pays. C’est pourquoi le gouvernement s’est embarqué dans d’ambitieux projets routiers qui coûtent à l’Etat la bagatelle de Rs 2,1 milliards cette année.
Ces projets concernent notamment les phases I et II de la route périphérique de Port-Louis, la mise en service des voies de contournement de Goodlands, Triolet et Flacq, la construction de la route Grand-Bois/Mare-d’Albert, etc..
L’intervention ministérielle a été ponctuée d’échanges venant des bancs de l’opposition. Auparavant, la députée Lysie Ribot s’est adressée aux parlementaires. Elle a reproché au gouvernement de n’avoir pas accordé suffisamment d’importance aux femmes dans le discours-programme.
Le député Deven Nagalingum, le dernier à prendre la parole avant l’ajournment, a plaidé en faveur d’une révision des frais d’examens du School Certificate et du Higher School Certificate.
Les cinq projets de loi qui devaient être examinés en deuxième lecture ont été renvoyés à une prochaine séance parlementaire. Il s’agit de The Arabic-speaking Union Bill, The Bhojpuri-speaking Union Bill, The Creole-speaking Union Bill, The Mandarin-speaking Union Bill et The Sanskrit-speaking Union Bill.
Le Parlement a été ajourné à mardi prochain. Plusieurs députés ont également pris la parole lors des travaux parlementaires. Parmi on compte Steve Obeegadoo, Rajesh Bhagwan, Alan Ganoo et Veda Baloomoody.
Alan Ganoo a demandé au gouvernement de régulariser la situation des squatters de Rivière-Noire.
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