
30 Jul 2010
Un sénateur américain, membre d'une commission enquêtant sur le rôle de BP dans la libération en 2009 du Libyen Abdelbaset al-Megrahi, condamné pour l'attentat de Lockerbie, envisage de faire interroger en Grande-Bretagne des témoins refusant de venir à Washington.
Une audience, que devait présider jeudi le sénateur Robert Menendez, membre de la commission des Affaires étrangères, a dû être reportée en septembre, plusieurs témoins, dont le directeur général du géant pétrolier Tony Hayward, ayant refusé de se présenter devant la commission.
M. Menendez, élu démocrate du New-Jersey (nord-est des Etats-Unis), a indiqué à la BBC que certains témoins ayant décliné l'invitation à comparaître à Washington, avaient proposé d'être interrogés en Grande-Bretagne, et que la possibilité d'y envoyer des enquêteurs était à l'étude.
Ces enquêteurs espèrent "interroger les individus, leur poser des questions et obtenir une bonne compréhension de la façon dont ils ont pris leurs décisions", a-t-il expliqué, tout en réinvitant ces derniers à venir témoigner en septembre à Washington.
Parmi les personnes que la commission sénatoriale désire entendre et qui ont décliné, figurent, outre M. Hayward, l'ex-ministre de la Justice britannique Jack Straw, le ministre de la Justice écossais Kenny MacAskill, et Mark Allen, un ex-agent du MI6 (service de renseignement extérieur britannique) engagé chez BP.
Abdelbaset al-Megrahi, 58 ans, seule personne condamnée pour l'attentat contre un avion en 1988 au dessus de la ville écossaise de Lockerbie (270 morts en majorité américains) a été libéré en 2009 par la justice écossaise au motif qu'il souffrait d'un cancer en phase terminale. Mais Megrahi, revenu en Libye, est toujours vivant.
BP est accusé d'avoir exercé des pressions pour sa libération en vue de faciliter la signature d'un contrat d'exploration d'hydrocarbures au large de la Libye.
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