Dans les grands magasins d’électroménager, on croise pas mal de libellés “réservé” sur les home cinemas, en cette période de festivités. Et ce sur plusieurs gammes. Devons-nous donc en conclure que le home cinema fait déjà partie de nos habitudes de consommation ? Ou représente-t-il une petite folie qu’on s’accorde pour Noël ?
Bataillon de haut-parleurs et d’appareils, couleurs métalliques, froides ou noires, le home cinema a l’allure et le design modernes. Aussi appelé home theater, il vise à nous procurer les mêmes sensations qu’au cinéma, au niveau du son, tout en restant confortablement installé sur son propre canapé. Pour ceux qui ne sont pas férus de technologie, on peut se sentir un peu dépassés devant un descriptif type d’un produit home cinema. “850 watts, Master digital ampli, DIVX, DTS, Dolby” – les libellés des home cinemas peuvent effaroucher.
Un premier détail à noter cependant est que les home cinemas, disponibles sur le marché local, n’incluent généralement pas de téléviseur. Le package comporte, le plus souvent, un amplificateur (image et son), un appareil DVD (Digital Video Disk), des haut-parleurs, et un subwoofer. Le subwoofer, est aussi communément appelé “caisson de basse”. Comme cette expression l’indique, c’est un haut-parleur de fréquences graves. Le subwoofer retransmet celles qui sont au-dessous de 40 hertz.
Taille de la pièce
Pour tout non-initié qui se lance dans l’achat d’un home theater, il y trois choses principales à prendre en considération. “Pour ceux qui ne connaissent pas le home cinema très bien, on leur demande la superficie de la pièce et des détails par rapport à l’appareil sur lequel ils vont brancher le home cinema”, explique Thierry, sales demonstrator, expert en home cinema, chez IBL Appliances. Le premier facteur qui devrait influencer le choix d’un acheteur et donc la taille de la pièce dans lequel son appareil sera installé. En effet, la puissance requise d’un système home cinema est proportionnelle à la taille de la salle qui l’accueillera.
“Un home cinema de 500 watts total RMS (Root Means Square – mesure utilisée pour le voltage) est généralement approprié. La taille minimale pour une pièce où l’on peut installer un home cinema est de 15 mètres par 15 mètres”, souligne Thierry. Pas la peine, donc d’investir dans un home cinema si la salle où on compte le mettre est trop petite. Le son serait noyé et inintelligible.
La majorité des home cinemas vient avec un lecteur DVD. Un autre choix s’impose aussi à ce niveau, entre le lecteur DVD standard ou un lecteur DivX. Le DivX est un système de codage, originalement conçu par la compagnie DivXNetworks Inc, d’où son nom. Il permet de compresser des films téléchargés à partir d’Internet. Avec, la version la plus récente du DivX, le “DivX ultra”, on peut aussi incorporer les fonctions de menu, chapitre, son et langue.
Les appareils home theater peuvent être branchés sur différents téléviseurs, mais les compatibilités dépendent des téléviseurs eux-mêmes. Un écran plasma de 42 pouces ne requiert peut-être pas le même home cinema qu’un téléviseur classique de 29 pouces. Plusieurs modèles de home cinema sont cependant sur le marché. Les marques sont variées, et les prix oscillent entre Rs 11 500 et Rs 23 000, en moyenne. Certains modèles, légèrement plus bas de gamme, sont aussi disponibles aux alentours de Rs 4 000 et Rs 5 000 mais n’incluent pas de lecteur DVD.
La raison d’être du home cinema, c’est, dit-on, le son. Deux labels que l’on retrouve souvent sur les home cinemas sont : DTS et Dolby digital. Le dolby, qualificatif reconnu en termes de qualité de son, assure principalement une réduction de bruits, ainsi qu’un son surround. Ce sont là deux qualités de la sonorisation au niveau des salles de cinéma. Le DTS – Digital Theater Systems – permet de reproduire le son sur six canaux, c’est-à-dire sur cinq haut-parleurs et subwoofer. Il ne reste plus qu’à s’installer sur le canapé.
Sharon SOOKNAH